dimanche

Beurk, des vers bien grouillants

Et mêmes pas originaux... ...Naaaïïce !

  • Les yeux dans les yeux
  • [restons face à face
  • Tandis que sous le
  • [pont du regard passe
  • L'onde lascive des
  • [tendresses - je... (rime facile à devinâsse)

Hypocrisis
Badinage artistique
Brode coud et Repique
Ton canevas narcissique
Toile de vent fantastique
Fleurs et chatons forniquent
Fière de ta rhétorique ?

Alors j'te dis des jolies choses
Tout c'qui me passe par la tète
Je te fais croire que je suis rose
-Peine perdue je suis violette

J'ai pas d'problèmes
J'ai pas d'douleur
Sauf l'âge qu'explique tout ça même
-T'es pas seule à avoir peur

J'ai honte -_-"
Du mieux plus tard

samedi

Je t'embrasse...
Yeux - un pantomime sentimental, parce que je ne sais pas quoi te dire, vite, vite, et pourtant je n'ai surtout pas envie de me creuser la tète, pas maintenant ; un jeu parce que c'est dur, parce que ça met mal à l'aise, parce que c'est un geste de théâtre ; un baiser des yeux parce que finalement je ne te regarde plus je ne te détaille plus - je te vois.
Je t'embrasse...
Dans un souffle quelque chose de scellé (?), bien sûr entre deux métros, dans un aller précis cette fois tous deux vers une même direction. Des angoisses dites, dégoupillées sur le moment, un banc perdu entre d'autres bancs comme nous entre d'autres destinations, stations, personnes ; une totale incertitude, cette impression de sentiments mixed-up - sensations, pensées - qui ne veut pas s'en aller. Un silence qui est goût, un goût qui est synthèse de ce que je ressens, un ressentir qui est confusion.
Je t'embrasse...
Ce vers est bon à dire ; il est doux, notre lèvre l'ose et déjà elle l'esquisse (la brûle, alors que sera-ce la chose ? c'est pas moi c'est Cyrano qui parle). Dit, entendu soufflé à l'oreille, il est encore plus délicieux qu'un ourson en guimauve et chocolat... que répondre à une si parfaite concision, à une parole qui ainsi se complète en elle-même et qui dit toute seule ce qu'elle est ? Rien, juste répéter, je te renvoie la tendresse en un souffle, en mêlant au geste le mot.
Je t'embrasse...
Je ne veux pas que ce soit mécanicotomatique de renvoyer un baiser par la parole ; je te veux l'écrire sur l'oreille avec mes lèvres, je veux te résumer tous ces pourquoi et ces comments avec des e, des m, des j, des b, des r, des s, des t, des a.




'Alors encore une fois je t'embrasse, t'envoie ma bouche à déguster dans ces mots. La tienne me manque. Encore une poignée de sable, quelques centaines d'heures... '
guest : un nimaro pour unelipa

mardi

Si je veux, je la raconte ma vie, d'abord !


Je suis petite, toute petite. Et comme c’est les vacances, je joue beaucoup (j’ai appris à faire de la corde à sauter sans tomber, et puis aussi à maîtriser ce drôle de jouet, une balle reliée à un cerceau qui tourne vite autour de la cheville). Je vais faire du vélo aussi, avec A, et puis A-S, et puis L. Là, ma maman me dit qu’elle a enregistré un conte de fées, alors je m’assois sur le fauteuil trop dur et trop grand et je regarde l’écran. (...)
Je ne comprends pas pourquoi Edward est si trop aimé, si mal aimé, à vrai dire je distingue à peine l'histoire derrière la brume du personnage ; je ne comprends pas pourquoi le vieil inventeur lit des limericks à un buste humécanique ; je ne comprends pas pourquoi la jeune fille, la vieille dame, danse dans les flocons ; je ne comprends pas pourquoi Edward ne peut pas la prendre dans ses bras ; et je ne comprends pas pourquoi c'est la fin, pourquoi ce n'est qu'une histoire. Alors quoi ?
Alors je pleure, comme jamais, meme mes bobos ne m'ont jamais fait si mal, je pleure comme une drole de petite madeleine, sans pouvoir m'arrèter, sans meme savoir pourquoi je pleure, je me force à arreter de pleurer et ça repart, tous ces mouchoirs à coté de moi ils s'entassent, et je ne me lève pas pour aller en chercher d'autres, juste je pleure, je suis pleine d'eau, il faut que ça sorte, je pleure pour beaucoup de fois, je pleure pour longtemps, c'est chaud c'est salé c'est doux, ça me fait du mal et du bien, je pleure parce que...parce que quoi ?
Depuis je me souviens avoir pleuré comme cela seulement deux fois, à des occasions particulières ; ces larmes d'apparat, je ne sais pas trop si elles sont bonnes ou mauvaises, mais elles coulent comme rien. Il est des moments où simplement couler est comme respirer, sans haleter ni gémir ni jouer de pathos, c'est vraiment un pleur bien littéraire, sans objet ou avec trop de raisons pour etre raisonnable. Un pleur sur rythme de bossa nova...un pleur de confusion des sensations et des sentiments.


Hum...depuis meme quand je suis... bien c'est cette émotion qui revient, en plus ténue, en plus douce, heureuse presque mais...?

jeudi

Deux -

- rèves

Je pose des questions à un professeur -dans une salle de classe vieillote- qui finit par me dire "bon, ça suffit", d'un ton ennuyé presque dégouté ; je me tais instantanément, je repense mes questions, je les trouve inutiles - je ne sens la présence des autres élèves autour de moi qu'après l'interdiction professorale.

indices :

  • la salle de classe est mélange d'une salle d'histoire ou de physique-chimie de lycée, et d'une salle de classe d'école primaire.
  • réminiscence d'une scène de collège, en cours de français je donne toutes les réponses pour une classe de 30 élèves, la prof finit par ignorer mes interventions.
  • je ne sais pas vraiment si le professeur répond à mes questions, il me semble qu'il n'interrompt pas un instant le débit monotone (comme un grésillement) de son cours magistral.

Sur une petite place de Paris, plusieurs inconnu(e)s m'abordent en anglais ; je leur répond du tac au tac - je ne sais pas s'il demandent des renseignements ou des choses personnelles. Avec moi, témoins de la scène, deux ami(e)s X et Y sont médusés.

indices :

  • cette place est dans la rue richelieu, il y a un monument dédié à molière, on a déjà vu quelqu'un s'y casser la djeule assez misérablement.
  • sentiment de m'observer depuis l'extérieur de mon corps, je n'ai pas souvenance de ce qui m'est dit et de ce que je répond.
  • réminiscence, un matin à la BN un londonien dingue m'aborde en me disant que je suis qu'une sale gothic qui écoute marylin manson, s'ensuit une conversation folle et sans intéret.
  • un des passants anglais porte un chapeau haut-de-forme, un peu comme celui de l'homme-spectacle du Petit Prince.
  • un(e ?) des passant(e ?)s a les cheveux très bouclés.

dimanche

My point - not

Maybe that's were it all started ; Mulholland drive.
The kind of road that's lost in time and space, dixit David Lynch himslef.
But I won't tell you about that kind of americanish considerations : mythical roads, mythical places, we're-proud-to-be-in-mythical-america, all that is not my point.
I'm talking about the things you feel when you first see the man of behind Winkies, during all these moments of uncertainty, between the passing-by cowboy, the decomposing corpse, and that so brief and violent "this is the girl".
So weird to be contemplating through this movie, your own thoughts and impressions of a post-sleeping time, when you feel relaxed, or to the contrary uncomfortable, without knowing why, only catching a glimpse of 'it' behind some desperately impenetrable haze. You know but you don't ; can but can't.
Watch, think, interpret, walk, love, read, the feeling'll still be there.

Pour les froggies : pardon, mais j'avais tellement peur d'écrire une connerie sur Mulholland drive que je l'ai faite en angliche.
Pour les rosbifs : here it is, as promised...well is rather mauvais, does that counts ? -_-

mercredi

Are teenage dreams so hard to beat ?


Scène urbaine : Un terrain de sport. Des jeunes filles en survêtements jouent au handball. Leurs corps nubiles bougent en un tout dynamique, gracieux et maladroit à la fois : certaines déjà formées, bousculent, frappent dans les règles, ont des mouvements félins, puissants, tranchant sur la foule des fillettes malhabiles, empruntées dans l’exercice physique. Une autre, à coté du carré de bitume, « arbitre », c’est-à-dire qu’elle court un peu partout en soufflant de temps à autre dans un sifflet qu’elle arbore fièrement autour du cou.
Mais voilà une dizaine de minutes qu’elle a lâché la balle des yeux.
Elle regarde celle, assise par terre, qu’on a oubliée, qui bouge trop maladroitement, mini-femme noyée dans trois épaisseurs de vêtements noirs, les yeux trop charbonnés, repliée sur elle même. Elle la connaît : elle s’appelle Camille. Elle la regarde. Elle rougit.

I wanna hold her, I wanna hold her, I wanna hold her tight,
Get teenage kicks right through the night…

Scène banale : Toilettes des filles d’un collège. Ça se repoudre face aux rares glaces intactes, ça peste en verlan sur la saleté du lieu, ça gazouille, ça pousse de petits cris aigus dès que la porte s’entrouvre, ça compare les sous-vêtements, et les vies ; ambiance parfum bon marché, sueur fraîche et canard vécé. Là on dirait Châtelet-les-halles à 6h du soir, mais tout à l’heure ça ressemblera à un désert du saël javelisé. Y a une fille qui sort d’une des cabines (paradoxalement peu usitées), elle a l’air bizarre, elle est un peu pâle, sauf aux pommettes – là sa peau est très rouge. Sur son dos son sac fait un gros bloc carré de bouquins, de savoir potentiel, la poche de devant est entr’ouverte, elle s’en rend pas compte. Voilà, elle se fraye timidement un chemin jusqu’aux lavabos, elle se lave les mains sous l’eau (ça aussi c’est rare, pas de savon), et puis elle sort, d’ailleurs d’habitude elle évite autant que possible les toilettes du premier.

I need excitement oh I need it bad
And it’s the best I’ve ever had

Scène urbaine : Trois jeunes zonent sur une barrière près du terrain de sport. Ils sont habillés à leur mode, casquette laposte, , chaussures adadas, survêtements nik(é) avec les chaussettes par dessus. Il parlent de leur vie, et de 'ouah comment elle est bonne Sabrina'. A côté d'eux, des adolescentes font du hand. 'C'est des petites filles', elles ne méritent pas d'interêt. Juste la fille en noir qui ne sait pas courir et celle en blanc, un peu mouillée. Un individu arrive, il a le tort d'écouter du rock, d'avoir les cheveux longs et de s'habiller old-fashion. 'Hey t'es une fille ou un garçon ?'. Pas de réponse. 'Mais le fais pas chier tu vois bien que c'est une fille'. J’m'en fous. J'ai l'habitude. Je ne réponds pas. Je les méprise. Bien profond. Le jeune continue sa route. C'est trop un plouc ce type. Pas la peine de chercher les emmerdes. Les jeunes continuent de zoner. Le jeune continue sa route. Happy end ? 'Ouais elle est grave bonne Sabrina'.

Have her over, ‘cause I’m all alone…

Genre d'exercice, mi-scène vue, mi-réminiscence, à partir d'un joli tube.
Guest : léyo